Video // Culture

Théo Frilet

Les plus beaux espoirs

Première expérience au cinéma, premier casting ?
Ma toute première expérience, je me suis fait repérer dans la rue, je n’avais pas d’agent ni rien même pas mon bac en poche, j’étais en terminale, une directrice de casting m’accoste, elle faisait du casting sauvage, elle m’a pris pour mon premier projet sur Arte, Un jour d’été de Franck Guérin. C’était mon premier film, ça fait maintenant quatre ans, c ‘était en 2006. C’était aussi mon premier vrai casting, c’était quand même assez surprenant et angoissant. J’y suis allé franco, c’était mon tout premier casting, et je savais que ma vie je voulais la faire la dedans. C’était très intense comme première sensation de cinéma.

Ton rapport à l’image ?
Le grand problème d’un comédien qui commence à être expérimenté, c’est qu’il veut un contrôle sur son image. Moi j’essaye de me défaire de ça, je pense que l’idéal de tout comédien c’est de revenir dans sa prime naïveté, là où il avait absolument pas conscience de la caméra, aucune conscience de son image non plus et où il jouait sans avoir conscience des retombées que ça pouvait avoir, juste s’amuser, obéir à un réalisateur, et ne pas se demander si c’est le bon profil, si c’est de cette manière qu’il faut faire passer  l’émotion…

Ton désir ultime en tant qu’acteur ?
Ce n’est pas forcément d’avoir des premiers rôles ou de jouer à Hollywood, j’aimerais m’ouvrir à un marché international. Ce à quoi j’aspire… Un rôle balzacien, shakespearien. Il y a un film qui va se faire sur La Peau de chagrin, je suis en train de passer le casting, et c’est pour le premier rôle, j’en rêverais…Pour moi à court terme ce serait mon désir ultime en tant que comédien. J’aimerais aussi beaucoup jouer au théâtre, jouer un Shakespeare en Anglais, ce serait un rêve absolu.

Pourquoi tu as choisis Kenzo pour cette séance ?
Déjà parce que je m’habille rarement de grandes marques et que si j’ai l’occasion, je le fais…Et j’aime beaucoup Kenzo parce que c’est tout moi, c’est tout ce à quoi j’aspire et ce que je voudrais dégager dans un film que je réaliserais : de la sobriété, de l’intelligence, de l’élégance. C’est pour ça que je porte ça.

Pour toi c’est quoi le désir ?
J’essaye de tout désirer et le problème c’est qu’en voulant ça je suis beaucoup trop exigeant envers moi même. Je me retrouve souvent frustré et j’ai l’impression qu’à force de ne pas arriver à tout désirer, je ne désire rien en fait. Par exemple, quand je suis en tournage, avant d’y être, je suis frénétique et impatient d’y être et une fois que j’y suis, j’ai envie d’être autre part. Je suis toujours dans la perspective de désirer autre chose.

 

 

 

Miniature
De la fin des années 1960, jusqu'au milieu des années 1970, le réalisateur suédois ... Lire plus
Miniature
Atmosphère sensuelle et lascive pour la jeune comédienne franco-espagnole ... Lire plus
Miniature
Celle qui vient de se voir décerner un rôle de premier ordre au côté de Jack Sparrow, ... Lire plus

 

Video archives