
Du rooftop de l’hôtel Gray, tout Beyrouth se dévoile : du bleu de la Méditerranée aux lointaines montagnes émeraude parsemées de cèdres presque sacrés…
La guerre de 2006 n’a pas brisé les énergies et les destins d’une jeunesse créative qui redessine une capitale méditerranéenne versus Moyen-Orient. Le Gray, petit palace design au cœur de la Place des Martyrs, fait partie du mouvement. L’homme d’affaires Gordon Campbell Gray porte le projet depuis cinq ans. Bien avant les engagements à la mode, Gordon Gray a milité depuis tout jeune pour l’association Save The Children dont il est à présent Vice Président. Pas de stuc, d’or ni de luxure design. Gordon Gray a sélectionné un mobilier élégant, emprunté quelques œuvres à sa collection d’art contemporain et s’est aidé des conseils de la décoratrice Mary Fox Linton. Cette panoplie revendiquée chic et sage se décline en un atrium blanc et spectaculaire, un rooftop ultra branché et des chambres aux espaces généreux. Le chef d’orchestre du Gray, Hector de Galard, a officié au Touessrok à Maurice, à l’Amanjena à Marrakech et au Four Seasons de Djakarta. Il apporte sa vision métronomique du service. Rien ne lui échappe, des effluves du Cigar Lounge du sixième étage au mouvement des petites vagues bleutées de la piscine panoramique.
Les bonnes adresses de Beyrouth:
La meilleure table : Tawlet (la table en arabe) du chef Kamal Mouzawak, offre un voyage à travers toutes les tables du Liban, celles des montagnes escarpées aux saveurs des plaines, ou le Centrale.
Sur le pouce : un kebab bio au Farmer Market, également imaginé par Kamal Mouzawak. Chef médiatique, il a crée la première émission bio de la télé libanaise.
Un verre : au Gruen, conçu par Tom Dixon, au B018 ou au bar ThreeSixty sur les toits du Gray, la suite vous appartient.
Un souk : celui revisité par Zahad Hadid et Rafael Moneo.
Art contemporain: la Sfeir-Semler Gallery et la programmation éclectique du Beirut Art Center.






