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	<title>Blast &#124; Le Magazine &#187; Cinema</title>
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	<description>Today&#039;s design fashion &#38; culture</description>
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		<title>Astrid Bergès-Frisbey</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 09:57:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Ferrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Celle qui vient de se voir décerner un rôle de premier ordre au côté de Jack Sparrow, le personnage de Johnny Depp, dans le quatrième volume des aventures de dans Pirate des Caraïbes sublimait les pages de notre numéro 33. Retrouvez en vidéo les coulisses de ce shooting à l&#8217;Hotel Particulier de Montmartre.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Celle qui vient de se voir décerner un rôle de premier ordre au côté de Jack Sparrow, le personnage de Johnny Depp, dans le quatrième volume des aventures de dans <em>Pirate des Caraïbes </em>sublimait les pages de notre numéro 33. Retrouvez en vidéo les coulisses de ce shooting à l&#8217;Hotel Particulier de Montmartre.</p>
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		<title>Coup de théâtre</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 09:25:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Ferrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2010]]></category>
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		<category><![CDATA[palme d'or]]></category>

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		<description><![CDATA[

Le cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul a remporté la palme d’or pour son film Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives. Déjouant la majorité des pronostics, sauf ceux de Blast qui le donnaient gagnant, “Api” a su convaincre le savant jury (Burton, Carrère, Erice…) de cette 63ème édition du plus grand festival de cinéma du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.blast.fr/files/2010/05/Blast_apichatpong2.jpg"></a><a href="http://www.blast.fr/files/2010/05/Blast_apichatpong1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7464" title="Blast_apichatpong1" src="http://www.blast.fr/files/2010/05/Blast_apichatpong1.jpg" alt="Blast_apichatpong" width="586" height="334" /></a></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p class="right" style="text-align: justify"><strong>Le cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul</strong><strong> a remporté la palme d’or pour son film <em>Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives.</em> Déjouant la majorité des pronostics, sauf ceux de <em>Blast</em> qui le donnaient gagnant, “Api” a su convaincre le savant jury (Burton, Carrère, Erice…) de cette 63<sup>ème</sup> édition du plus grand festival de cinéma du monde par une œuvre d’art puissante et unique. On ne peut que se réjouir de voir un film de cette liberté là remporter le plus prestigieux prix de Cannes. Mais quelle est la singularité de cette œuvre ?</strong></p>
<p>
Sa construction, comme celle de tous les films du thaïlandais, est moins narrative que sensorielle. Devant un tel film, inutile de chercher les liens de causes à effets, il s’agit avant tout d’un travail visuel extrêmement soigné, imaginé par un plasticien formé à l’école des beaux-arts de Chicago. “Uncle Boonmee” était, selon les dires de son créateur, le chaînon manquant à son travail d’installation ‘Primitive’ présenté, entre autre, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris fin 2009. Le film bouleverse par son audace et son inventivité ; c’est un chemin que nous, spectateurs, parcourons les yeux grands ouverts, ébahis devant cette merveilleuse histoire de l’oncle Boonmee. Surprenant à bien des égards, le film est une œuvre envoûtante et onirique, précieuse dans le paysage cinématographique mondial, qui méritait amplement son pesant-palme d’or.<em><br />
Blast</em> reviendra plus longuement sur le film et sur son créateur dans les prochaines semaines avec des photos et une interview exclusive.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>The Black Power Mixtape</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 10:23:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Carrié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[black power]]></category>
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		<category><![CDATA[mixtape]]></category>

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		<description><![CDATA[De la fin des années 1960, jusqu'au milieu des années 1970, le réalisateur suédois Göran Olson a filmé l'évolution du mouvement Black Power aux Etats-Unis. Trente ans plus tard, les films ont été retrouvés un peu par hasard, pour notre plus grand bonheur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blast.fr/files/2011/10/799822.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14090" title="799822" src="http://www.blast.fr/files/2011/10/799822.jpg" alt="" width="600" height="452" /></a></p>
<p>De la fin des années 1960, jusqu&#8217;au milieu des années 1970, le réalisateur suédois Göran Olson a filmé l&#8217;évolution du mouvement Black Power aux Etats-Unis. Trente ans plus tard, les films ont été retrouvés un peu par hasard, pour notre plus grand bonheur.</p>
<p>Elles auraient pu rester encore longtemps dans une cave et ne jamais revoir le jour. Elles ? Ce sont les images d&#8217;archives, combinant étonnamment format 16mm, musique et commentaires de militants de premier plan, filmées par un jeune réalisateur suédois, il y a de cela trente ans lors de l&#8217;avènement du mouvement Black Power, de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique. Ce trésor historique, véritable témoignage poignant, trouve aujourd&#8217;hui un second souffle dans les mains de deux co-producteurs Danny Glover et Joslyn Barnes qui ont su lui redonner vie.</p>
<p>Inédit, le documentaire livre les images d&#8217;un mouvement, de l&#8217;intérieur, dans toute sa puissance, toute sa splendeur. Comme on ne l&#8217;a jamais vu. Göran Olson y mêle des entretiens d&#8217;une importance majeure (avec Stokely Carmichel ou encore Angela Davis) avec des réflexions contemporaines, face caméra, de nombreux musiciens et savants. Une Mixtape efficace qui explore l&#8217;intégralité d&#8217;une culture qui a façonné, comme jamais, la société américaine. </p>
<p>Le documentaire, présenté en avant-première au Sundance Film Festival, vient d&#8217;être racheté par Sundance Selects, en charge de la distribution et fait actuellement l&#8217;objet d&#8217;un livre, de 200 pages (<em>en anglais</em>), édité chez Haymarket Books.</p>
<p>A PROPOS DE L&#8217;AUTEUR :</p>
<p>Göran Olsson est né en Suède en 1965, et a étudié le cinéma à Stockholm. Il a ensuite travaillé comme documentariste et cinéaste. Mixtape Black Power est son troisième long métrage.</p>
<p>Plus d&#8217;infos sur :<a href="http://www.blackpowermixtape.com/" target="_blank"> http://www.blackpowermixtape.com/</a> ou encore <a href="http://http://www.facebook.com/BlackPowerMixtape" target="_blank">http://www.facebook.com/BlackPowerMixtape</a></p>
<p><a href="http://www.blast.fr/files/2011/10/799867.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14094" title="799867" src="http://www.blast.fr/files/2011/10/799867.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p><a href="http://www.blast.fr/files/2011/10/799840.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14095" title="799840" src="http://www.blast.fr/files/2011/10/799840.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p><a href="http://www.blast.fr/files/2011/10/799804.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14096" title="799804" src="http://www.blast.fr/files/2011/10/799804.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
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		<title>Mathieu Amalric</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 10:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Carrié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Fédou]]></category>
		<category><![CDATA[Joachim Zand]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Amalric]]></category>
		<category><![CDATA[Tournée]]></category>

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		<description><![CDATA[


“La lumière du théâtre, les paillettes, les costumes, les figures maquillées, les sourires, ce n’est pas un spectacle pour moi, tout ça&#8230; Je ne vois que le métier, la sueur, la peau qui est jaune au grand jour, le découragement&#8230; Je ne sais pas bien me faire comprendre, mais mon imagination travaille là-dessus&#8230; C’est comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong></strong></em></p>
<p><em><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-9692" title="Blast-Mathieu-Amalric-Tournée-2" src="http://www.blast.fr/files/2010/06/Blast-Mathieu-Amalric-Tournée-21.jpg" alt="" width="600" height="342" /></strong></em></p>
<p><em><strong><br />
“La lumière du théâtre, les paillettes, les costumes, les figures maquillées, les sourires, ce n’est pas un spectacle pour moi, tout ça&#8230; Je ne vois que le métier, la sueur, la peau qui est jaune au grand jour, le découragement&#8230; Je ne sais pas bien me faire comprendre, mais mon imagination travaille là-dessus&#8230; C’est comme si j’étais seule à connaître l’envers de ce que les autres regardent à l’endroit &#8230;” <br />
</strong></em></p>
<p>Cette citation est extraite de L&#8217;Envers du music-hall, de Colette, écrivain qui se risqua pendant 6 ans à parcourir les salles en s&#8217;effeuillant dans différentes revues (Pan à Marigny, Rêve d&#8217;Egypte au Moulin-Rouge, La Chair au Bataclan) &#8230; Cette expérience, largement relatée dans l&#8217;oeuvre de Colette, est au fondement de l&#8217;idée de Mathieu Amalric, cinéaste encore marginal (Le Stade de Wimbledon) mais acteur dans l&#8217;oeil du cyclone (présent aussi bien chez les Larrieu et Depleschin que dans Münich ou James Bond) a voulu rendre hommage à ces femmes &#8220;pour de vrai&#8221; qui assument tout. Interview pieds nus dans le salon des Films du Poisson, près de République, où &#8220;Joachim Zand&#8221; s&#8217;occupe de tout, y compris de servir le café. Un peu comme dans ce film qui vient de se voir décerner le Prix de la Mise en Scène à Cannes et où Zand emmène 6 danseuses en tournée dans toute la France &#8230; moins Paris.</p>
<p><strong>Vous êtes Joachim Zand dans Tournée,  le nom de votre mère &#8230; Je me suis demandé s&#8217;il n&#8217;y avait pas une forme d&#8217;Oedipe adapté au music-hall ?<br />
<span style="font-weight: normal">Absolument pas. Zéro psychologie dans ce choix. C&#8217;est la sonorité qui m&#8217;intéresse. ZAND ! Ca sonne bien. Et puis ça fait penser au sable, au temps qui file &#8230; J&#8217;ajoute que ce n&#8217;est pas moi qui devait le jouer au départ. L&#8217;idée s&#8217;est imposée très tard. On devait le faire avec Paolo Branco, et 3 semaines avant le tournage, tout le monde me disait que Joachim c&#8217;était moi alors c&#8217;est devenu une évidence. Et au final je crois que c&#8217;était le meilleur choix.</span></strong></p>
<p><strong>Comment est venu le choix de filmer une tournée ?<br />
<span style="font-weight: normal">C&#8217;est une vraie tournée, nous sommes partis à travers toute la France. Je trouvais important que tout soit vrai dans le film, qu&#8217;il n&#8217;y ait pas d&#8217;intermédiaire.</span></strong></p>
<p>Interview à découvrir dans son intégralité dans le numéro d&#8217;été du magazine Blast.</p>
<p>La Bande Annonce de <em>Tournée</em> :</p>
<p><p><a href="http://www.blast.fr/culture/mathieu-amalric/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p> </p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Le bilan</title>
		<link>http://www.blast.fr/culture/cannes-retour-sur-la-selection/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 May 2010 14:19:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Ferrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival de Cannes : Retour sur l’édition 2010.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7969" class="wp-caption alignnone" style="width: 596px"><img class="size-full wp-image-7969" title="Blast_Mimi_Le_Meau_Tournée" src="http://www.blast.fr/files/2010/05/Blast_Mimi_Le_Meau_Tournée.jpg" alt="Blast_Mimi_Le_Meau_Tournée" width="586" height="334" /><p class="wp-caption-text">Mimi Le Meau dans Tournée de Mathieu Amalric</p></div>
<p><strong>Festival de Cannes : Retour sur l’édition 2010.</strong></p>
<p><strong>La sélection officielle.</strong><br />
Le festival s’est mollement ouvert sur un blockbuster américain (ce n’est malheureusement pas un oxymore) signé Ridley Scott pour finir en apothéose sur l’œuvre miraculeuse du thaïlandais Weerasethakul. Du très bon – le film anglais <em>Another Year</em> injustement oublié du jury, le bittersweet <em>Poetry</em> de Lee Chang-Dong, le radical <em>Mon Bonheur</em> de l’Ukrainien Loznitsa, et le transcendant <em>Des Hommes et des Dieux</em> de Xavier Beauvois. Mathieu Amalric, lui, nous aura impressionné par sa <em>Tournée</em>, réalisé avec un modeste budget de 2 millions d’euros. Le talentueux acteur, muse d’Arnaud Desplechin a livré un film touchant et décapant qui, nous l’espérons, le poussera à multiplier ses passages derrière la caméra. Certains films des sélections parallèles auraient pu remplacer les médiocres <em>La Nostra Vita</em>, <em>Hors La Loi</em>, <em>Soleil Trompeur 2</em> et <em>Outrage</em>, ce qui laisse perplexe quant à l’organisation des sélections.</p>
<p><strong>Polémiques.</strong><br />
Trois polémiques ont secoué le petit monde de la croisette. Le triptyque Carlos d’Olivier Assayas s’est d’abord vu refusé son entrée au prestigieux club des films en compétition pour des motifs assez flous : Canal Plus a produit cette série en trois volets ; qui dit série dit télévision ; qui dit télévision dit diabolique. C’est pourtant une grande œuvre, un meta-film qu’Olivier Assayas n’a jamais conçu comme série-télé mais comme film de cinéma pour la télévision. Cette polémique aura peut-être du bon, celui de faire naître un débat sur la sélection des films. Puis, <em>Hors La Loi</em> de Bouchareb a soulevé un tollé pour falsification de l’Histoire (à prouver) et enfin, la sélection du film russe <em>Soleil Trompeur 2 </em>s’est lui aussi vu attirer les foudres des critiques du monde entier pour les connexions illégitimes de son auteur avec la classe dirigeante moscovite (mais aucune polémique sur la pauvre qualité de ce film).</p>
<p><strong>Les Autres Sélections.</strong><br />
Un Certain Regard a honoré le grand-père du cinéma, le portugais Manuel de Oliveira (jeune pousse de 102 ans) par un film que son auteur portait depuis…1952 ! Les jours sont passés et les films sont restés (dans nos têtes). Oui, cette sélection arborait une myriade de films : nous pensons spécialement à ceux de Jia Zangke, Xavier Dolan, Jean-Luc Godard, Derek Cianfrance, Lodge Kerrigan et Hong Sang-Soo (récompensé).<br />
La Quinzaine des Réalisateurs a elle aussi montré un concentré de films assez exceptionnels. Allez voir le poème visuel de <em>Little Baby Jesus of Flandre</em>s (interprété par trois trisomiques !), Le <em>Quatro Volte</em>, <em>Un Poison Violent, Illégal, Année Bissextile, Le Vagabond, Boxing Gym, The Tiger Factory</em> pour vous rendre compte qu’un autre cinéma existe, un cinéma de la contemplation pure, de l’engagement moral, de la subversion ou de la réalité.</p>
<p>NB : Tous les films de La Quinzaine des Réalisateurs sont projetés au Forum des Images (Les Halles) du 26 mai au 8 juin 2010.</p>
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		<title>Le nouveau Monde</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 09:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Carrié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Caracas Docs]]></category>
		<category><![CDATA[documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[George Walker]]></category>

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		<description><![CDATA[

À l&#8217;occasion de la 2ème édition du festival documentaire de Caracas, le cinéaste vénézuelien George Walker revient sur son film Maria y el nuevo mundo, et sur l&#8217;un des mythes fondateurs du “Nouveau Monde” : le rêve d’une vie meilleure et sa promesse d’avenir.
Récit vieux comme le monde, la quête de la terre promise guide [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><img class="alignnone size-full wp-image-7384" title="Blast_George_walker4" src="http://www.blast.fr/files/2010/05/Bote-atardecer-2.jpg" alt="" width="586" height="334" /><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>À l&#8217;occasion de la 2<sup>ème</sup> édition du festival documentaire de Caracas, le cinéaste vénézuelien George Walker revient sur son film <em>Maria y el nuevo mundo</em>, et sur l&#8217;un des mythes fondateurs du “Nouveau Monde” : le rêve d’une vie meilleure et sa promesse d’avenir.</strong></p>
<p>Récit vieux comme le monde, la quête de la terre promise guide l’homme dans son errance post-édénique. Récit infini, sans cesse réinventé par les hommes et leurs désirs, éclaté en mille histoires individuelles. Changeant, soumis aux contingences et aux destinées de chacun, le rêve survit et nous survit. <em>Maria y el nuevo mundo</em>, c’est d’abord l’histoire de la colonie Tovar, un  village allemand au milieu des Tropiques. Bâti au XIX<sup>ème</sup> siècle par des pauvres paysans de Bavière partis à la recherche d’une vie meilleure, le village restera pendant un siècle imperméable au temps qui passe… Isolés, vivant en autarcie, les colons continuent à parler allemand entre eux, travaillant la terre… C’est en 1990 que George Walker découvre cet étrange monde cristallisé : “De mon premier voyage je garderai des visions insolites, comme celle d’un village du sud de l’Allemagne juché en pleine forêt tropicale… Celle des gens qui vivaient hors du temps et de l’espace”.<br />
C’est ici qu’une autre histoire commence. Histoire de l’œil et de la mémoire, d’un regard suspendu entre souvenir et réalité… Car en revenant sur les lieux quinze ans après pour filmer les images qu’il gardait en mémoire, il ne retrouve plus “cet esprit si authentique”. Transformée en un parc d’attractions touristique, la Colonia Tovar n’a rien de vrai… “Je me retrouve avec ma caméra à faire le tour du village, à la recherche de quelque chose d&#8217;authentique… Jusqu’à ce que je tombe à la périphérie de celui-ci, devant la déchetterie. Là je fais une rencontre, Maria, une femme vénézuelienne de 40 ans qui vit du tri des déchets”. Elle aussi rêve d’une vie meilleure, attend le jour où pourra enfin récupérer sa fille, avoir une vraie maison… Mais c’est encore tout un autre rêve, toute une autre histoire.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Pourquoi <em>Maria y el Nuevo mondo</em>?</strong><br />
Au départ, je voulais faire un film sur une colonie allemande au milieu de la jungle au Venezuela. Des allemands qui sont restés isolés pendant cent ans. En arrivant là, je n&#8217;ai pas trouvé ce que je cherchais, mais je suis tombé sur Maria et sa fille. J&#8217;ai voulu faire un film sur cette rencontre.<br />
 <br />
<strong>Le personnage principal de ton documentaire vit dans une déchetterie. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;a signifié pour toi de filmer cette réalité?</strong><br />
Il n&#8217;y pas signification particulière. J&#8217;ai principalement filmé une femme. Ma rencontre avec cette femme. Elle vit dans cette décharge, mais même si c&#8217;est important, c&#8217;est secondaire pour moi. Elle aurait pu vivre ailleurs et je pense que j&#8217;aurais fais le film sur elle.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Dans ton documentaire, le réalisme acquiert une dimension poétique.</strong>  <br />
Réalisme et poésie ne sont pas contraires. Ils peuvent se conjuguer ensemble à l&#8217;infini. Je n&#8217;aime pas les définitions étroites ou sectaire sur le film documentaire. Je pense qu&#8217;on peu avoir la même liberté qu&#8217;on a dans la fiction.</p>
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		<title>Diego Luna</title>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 11:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Ferrat</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Video]]></category>
		<category><![CDATA[Abel]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Diego Luna]]></category>
		<category><![CDATA[festival de cannes]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;acteur mexicain Diego Luna, vu dans Harvey Milk, Mister Lonely ou Le Terminal, est passé pour la première fois derrière la caméra pour Abel, présenté hors compétition à Cannes. Avec discrétion et modestie, il nous parle du film, des acteurs, de famille et de magie.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;acteur mexicain Diego Luna, vu dans <em>Harvey Milk</em>, <em>Mister Lonely</em> ou <em>Le Terminal</em>, est passé pour la première fois derrière la caméra pour <em>Abel</em>, présenté hors compétition à Cannes. Avec discrétion et modestie, il nous parle du film, des acteurs, de famille et de magie.</p>
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		<title>Cannes, 63ème</title>
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		<pubDate>Wed, 12 May 2010 11:34:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Ferrat</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.blast.fr/files/2010/05/blast_tim_burton.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6617" title="blast_tim_burton" src="http://www.blast.fr/files/2010/05/blast_tim_burton.jpg" alt="blast_tim_burton" width="586" height="334" /></a><br />
La semaine dernière, des vagues géantes s’abattaient sur la baie de Cannes et abandonnaient au front de mer un déluge de dégâts. Un mois auparavant, l’annonce de la sélection officielle provoquait quelques remous –  le choix des aspirants à la Palme d’Or a ballotté les envies des critiques et du public… Que l’on se rassure : Cannes a évité l’écueil des désistements post-volcaniques et les rideaux du festival sont enfin levés. Out la tempête sur la croisette, voici venu le temps de célébrer cette 63<sup>ème</sup></strong> <strong>édition. Blast a relevé pour vous les temps forts de ces deux semaines de tourbillon cinématographique.</strong></p>
<p>Du 12 au 23 mai, quelques bonnes étoiles du cinéma et d’ailleurs, à l’instar de ce “créateur venu de l’animation” nommé Tim Burton et président du Jury 2010, parviendront à nous plonger au cœur de l’un des événements artistiques les plus attendus de l’année. </p>
<p>Déjà la marée humaine d’admirateurs s’apprête à aborder un parterre de stars, pour la plupart, hors compétition : Kate Beckinsale et Benicio Del Toro (dans le jury), Cate Blanchett et Russell Crowe (dans <em>Robin des Bois</em>, de Ridley Scott), Michael Douglas et Shia LaBeouf (dans <em>Wall Street &#8211; L’Argent ne dort jamais</em>, d’Oliver Stone), Anthony Hopkins et Antonio Banderas (dans <em>You Will Meet a Tall Dark Stranger</em>, de Woody Allen), ou encore Naomi Watts et Sean Penn (dans <em>Fair Game</em>, de Doug Liman). </p>
<p>Les plus cinéphiles applaudissent aussi les fidèles voire l’élite des cinéastes, souvent en concurrence pour le meilleur prix : Alejandro González Iñárritu, Takeshi Kitano, Abbas Kiarostiami, Ken Loach, Mike Leigh, Bertrand Tavernier, sinon Jean-Luc Godard, Manoel de Oliveira (dans la section Un certain regard), Stephen Frears ou Olivier Assayas (hors compétition). </p>
<p>Cette année, le meilleur du Festival pourrait bien se trouver dans cet autre flot de films et de temps forts proposés par les sections parallèles – au-delà d’une sélection officielle où seule la réapparition du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul<em> </em>promet de créer la surprise et l’engouement les 21 et 22 mai grâce à une fantastique mais curieuse histoire de fantômes et de singes dans la jungle<em> </em>(<em>Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures</em>).</p>
<p>Les 15 et 16 mai, dans la section Un certain regard, Xavier Dolan présentera <em>Les Amours imaginaires</em>, son deuxième long métrage après l’ouragan <em>J&#8217;ai tué ma mère</em>, qui, l’an passé, avait (r)emporté trois des quatre récompenses de la Quinzaine des Réalisateurs. Aux mêmes spectateurs, mais aussi aux internautes qui sans cesse visionnent ses teasers, Jean-Luc Godard dévoilera les 17 et 18 mai <em>Film Socialisme</em>, tangué par la rumeur et le buzz comme l’ultime création de l’éternel garant de la Nouvelle Vague. L’auteur de <em>Keane</em>, Lodge Kerrigan, sera également de retour sur les écrans les 20 et 21 mai, avec <em>Rebecca H. </em>(<em>Return to the dogs</em>), ou la relation tumultueuse entre Grace Slick, chanteuse de Jefferson Airplane, et l&#8217;une de ses fans. </p>
<p>Mais quelques jours avant, le 19 mai, ce sera au tour d’Assayas de présenter son documentaire-fiction (hors compétition), que les abonnés à Canal + pourront visionner le jour-même sur leur petit écran. Le 19 également, la Quinzaine organisera deux séances spéciales pour le documentaire <em>Stones in Exile</em>, de Stephen Kijak : le témoignage vidéo des enregistrements d’<em>Exile on Main Street</em>, album mythique des Rolling Stones et du rock, permettra à Mick Jagger, accueilli à Cannes en qualité d’acteur et de producteur, de monter les marches en tirant la langue aux photographes…</p>
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		<title>Mylène &amp; Lulu</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 09:58:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Ferrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand Blast provoque la rencontre, à l’Hôtel Particulier Montmartre,  du fils de Serge Gainsbourg et de Mylène qui joue sa mère Bambou dans le  biopic de Joann Sfar, sous l’objectif de Romina Shama, cela donne un  moment à part, une séquence en suspens…
Voir également la vidéo Mylène Jampanoï et Lulu Gainsbourg &#8220;Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand<em> Blast</em> provoque la rencontre, à l’Hôtel Particulier Montmartre,  du fils de Serge Gainsbourg et de Mylène qui joue sa mère Bambou dans le  biopic de Joann Sfar, sous l’objectif de Romina Shama, cela donne un  moment à part, une séquence en suspens…</p>
<p>Voir également la vidéo <a href="http://www.blast.fr/video/mylene-lulu/" target="_self">Mylène Jampanoï et Lulu Gainsbourg &#8220;Les dessous de Bambou&#8221;</a></p>
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		<title>Astrid Bergès-Frisbey</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 11:46:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Atmosphère sensuelle et lascive pour la jeune comédienne franco-espagnole <br />
Astrid Bergès-Frisbey, capturée par Paul Schmidt dans le décor feutré de Morgane Rousseau à l’Hôtel Particulier Montmartre. Aujourd’hui, on a fait des photos, un film sans dialogue pour notre site Blast.fr, c’est étrange pour toi de jouer des scènes muettes contrairement aux rôles que tu joues au cinéma ? La chose qui peut me gêner et qui m’a gênée pendant des années, c’est de n'avoir l’attention que sur toi, juste toi en tant que personne. Mais en même temps, ce n’est pas complètement toi ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3510" class="wp-caption aligncenter" style="width: 598px"><strong><strong><a href="http://www.blast.fr/files/2010/04/Blast33-AstridBergesFrisbey-PaulSchmidt-9.jpg"><img class="size-full wp-image-3510" title="Blast33-AstridBergesFrisbey-PaulSchmidt-9" src="http://www.blast.fr/files/2010/04/Blast33-AstridBergesFrisbey-PaulSchmidt-9.jpg" alt="Blast33-AstridBergesFrisbey-PaulSchmidt" width="588" height="335" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">Astrid Bergès-Frisbey photographiée par Paul Schmidt</p></div>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Atmosphère sensuelle et lascive pour la jeune comédienne franco-espagnole Astrid Bergès-Frisbey, capturée par Paul Schmidt dans le décor feutré de Morgane Rousseau à l’Hôtel Particulier Montmartre.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Aujourd’hui, on a fait des photos, un film sans dialogue pour notre site Blast.fr, c’est étrange pour toi de jouer des scènes muettes contrairement aux rôles que tu joues au cinéma ?</strong></span><br />
La chose qui peut me gêner et qui m’a gênée pendant des années, c’est de n&#8217;avoir l’attention que sur toi, juste toi en tant que personne. Mais en même temps, ce n’est pas complètement toi, le décor et les vêtements font que ce n’est plus totalement toi&#8230; C’est étrange, on a l’impression de tourner un bout d’histoire.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Tu vas prochainement jouer l&#8217;histoire d&#8217;une fille qui n&#8217;a pas la langue dans sa poche : <em>la Fille du Puisatier</em>, d&#8217;après l&#8217;œuvre de Marcel Pagnol. Tu as déjà commencé ?</strong></span><br />
Je commence les essais costumes la semaine prochaine. J’ai rencontré Daniel Auteuil qui réalise et joue dans le film. C’est une histoire assez magique. C&#8217;est un homme d’une simplicité et d’une générosité incroyables et qui du plus profond de son cœur a envie de raconter cette histoire. On a qu’une seule envie, c’est de le suivre.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Tu vas devoir apprendre l&#8217;accent du Midi alors ?</strong></span><br />
Mon personnage, Patricia, a été élevée à Paris. Je pense que je dois être la seule sur le film à ne pas l’avoir. On va tourner à Saint-Rémy. La maison est superbe.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Tu connaissais l&#8217;œuvre de Marcel Pagnol ?</strong></span><br />
J’adore ses œuvres. D’ailleurs <em>la Fille du Puisatier</em>, quand je suis rentrée en cours de théâtre, c’est une des premières scènes que j&#8217;ai joué. Pagnol décrit des relations tellement humaines, avec tellement d’amour. Pour moi, ce sont des textes qui ne sont pas traduisibles, c’est comme García Lorca, on perd beaucoup en français, la langue de Pagnol est vraiment un héritage. J’ai été voir au théâtre la correspondance entre Marcel Pagnol et Raimu et c’est fou parce qu’ils s’échangeaient des télégrammes, quelque chose qui n&#8217;existe plus. On ne peut plus s’écrire comme ça, avec l’âme, comme si on ne pouvait plus se parler au téléphone.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Et du coup tu as d’autres choses en préparation ?</strong></span><br />
J’ai tourné un film cet été en Espagne, un film espagnol, d&#8217;un jeune réalisateur qui s’appelle Daniel Benmayor. Je suis née là-bas, c’est un pan de ma vie. Je me sens tout autant Espagnole que Française. C’est un film d’action, une course poursuite dans les montagnes, un film d’époque qui se passe juste après la première défaite de Napoléon qui a eu lieu en Espagne et qui est basée sur la légende que cette débâcle est due à un garçon qui en tapant sur un tambour, avec l’écho de la montagne, a fait peur aux Français. Ces derniers ont pensé qu’il y avait une centaine de milliers de soldats qui arrivaient, et du coup, ils ont rendu les armes et se sont fait ridiculiser&#8230; Parce qu’il n&#8217;y avait juste personne. Les scénaristes se sont amusés à raconter ce qui s’est passé juste après. C’est un envoyé de Napoléon qui part avec quatre de ses hommes pour suivre ce garçon. Moi, je joue une catalane qui est la petite amie du héros. C’est un film qui tire un peu du côté de la BD, les personnages sont très dessinés, tout est tourné en décor naturel, dans les montagnes de Montserrat, à côté de Barcelone, un endroit incroyable.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Après <em>Un barrage contre le Pacifique</em>, c&#8217;est encore un autre film très nature. Tu as envie de choses plus contemporaines, urbaines ?</strong></span><br />
C&#8217;est vrai que je tourne peu de films dont l&#8217;espace temps est contemporain. Je lis peu de scénarios intéressants sur les 20-35 ans de notre époque. Mais j’enchaîne bientôt sur un film totalement différent, un teen movie très contemporain, avec trois personnages actuels, des jeunes gens modernes, une histoire de trio. Le film suit la relation d&#8217;une jeune femme et d&#8217;un jeune homme d&#8217;une petite vingtaine d&#8217;années, ensemble depuis l&#8217;âge de quinze ans, très heureux, très complices&#8230; Elle est bouleversée par l&#8217;arrivée d&#8217;un garçon très libre dans ses idées. Une relation à trois qui évolue comme un triangle qui s&#8217;inverse en permanence, en quête d&#8217;équilibre&#8230; Ils cherchent en quelque sorte leur propre modèle de vie amoureuse. Ce sera réalisé par Xavier Villaverde. En langue catalane et castillane, ce qui est le reflet de la ville de Barcelone aujourd&#8217;hui&#8230;</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Crois-tu qu&#8217;une telle histoire d&#8217;amour soit possible dans la vraie vie ?</strong></span><br />
Tout est possible, à chacun d&#8217;écouter son cœur et son corps. La culture occidentale est très marquée par une “morale” bercée par les religions. En Espagne, c&#8217;est encore plus visible qu&#8217;en France. à partir du moment où tu présentes ton ami(e) à ta famille, c&#8217;est pour la vie&#8230; Et c&#8217;est souvent pour la vie&#8230; Et si ça ne l&#8217;est pas, c&#8217;est une catastrophe. Et à l&#8217;inverse, des couples se séparent dès que ça coince&#8230; parce que le couple est figé dans un modèle dès le départ, peu importe lequel. Ce qui me plaît dans ce scénario, c&#8217;est que malgré leur jeune âge, les personnages évoluent avec beaucoup de maturité, d&#8217;ouverture&#8230; Sans s&#8217;occuper de leur éducation respective. Ils s&#8217;accrochent. Il me plaît aussi parce qu&#8217;il ne prêche pas le modèle que choisissent ses personnages comme étant &#8220;le&#8221; modèle à suivre.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Comment parler de cette relation entre les deux garçons ?</strong></span><br />
C&#8217;est dur d&#8217;expliquer la relation des deux garçons en dehors du triangle qui se crée très vite dans le film. Elle est comme une amitié très forte dès le départ qui bascule dans une amitié-amoureuse-sexuelle. Sachant qu&#8217;un des deux n&#8217;a jamais connu d&#8217;homme et ne se sent pas du tout homosexuel et que l&#8217;autre aime les garçons et les filles de la même manière, sans se poser la question &#8230;</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>La confusion des sentiments&#8230;</strong></span><br />
On est en constante évolution&#8230; Les surprises, les erreurs, les rencontres (bonnes ou mauvaises) nous enrichissent et nous font évoluer. Elles bouleversent nos émotions, forcément. La vie serait d&#8217;un profond ennui si rien ne me perturbait !! Effectivement, dans ce métier rien n&#8217;est sûr jusqu&#8217;à ce que tout soit en boîte.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Tu vis à Paris en ce moment ?</strong></span><br />
Oui, je suis parisienne depuis six ans. Mais j&#8217;ai grandi entre la campagne avec ma mère, la République Dominicaine où je passais les étés chez mon père et Barcelone, ma ville natale. Je suis un mélange d&#8217;un peu tout ça. D&#8217;où mon côté garçon manqué qui troque ses jolis chapeaux pour des capuches les jours où ça me prend !</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>La mode t’intéresse ?</strong></span><br />
Ma mère a travaillé très longtemps chez Chanel, avenue Montaigne. J’ai des souvenirs d&#8217;enfance. J’allais à la boutique et je me retrouvais couverte de rouge à lèvres par toutes ses collègues. J’ai aussi une cousine qui a été rédactrice de mode pendant longtemps. Elle a maintenant une boutique de chaussures qui s’appelle “Horses”. J’ai eu un peu cette éducation et à la fois j’ai vécu énormément en pleine campagne, avec des animaux et des chevaux, habillée n’importe comment. Du coup, j’aime bien prendre mon temps quand j&#8217;ai l’occasion de m’habiller et de me faire plaisir. Sans en faire une obsession, je ne me prends pas la tête tous les matins pour savoir ce que je vais mettre. Au fond de moi, j’aime me sentir bien dans mes vêtements et être confortable.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Les actrices sont souvent sollicitées par la mode, pour qu&#8217;elles incarnent la marque en tant qu&#8217;égérie.</strong></span><br />
Oui c’est vrai, c’est intéressant, c’est un échange avec une marque. Je pense que je ne serais pas capable de le faire si je ne partageais pas les mêmes goûts, si je ne pouvais pas m’habiller dans cette marque-là. Il y a peu, j’ai fait une campagne pour French Connection.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>Qui est-ce qui a shooté ?</strong></span><br />
C’est un couple de photographes qui s’appelle Blink. Ils sont franco-libanais et sont basés à Londres depuis très longtemps. On a tourné des spots un peu Nouvelle Vague avec un humour décalé anglais dans la voix off, c’est assez chouette, tu verras.</p>
<p><span style="font-size: small"><strong>La pub va passer au cinéma, à la télé ?</strong></span><br />
Ça va passer au cinéma et à télé, à Londres. En France c’est moins connu, mis à part dans des corners des Galeries Lafayette ou au Printemps. Ce qui m’a plu dans cette pub, c’est qu’ils voulaient une vraie actrice, et ce n’est pas pour rien parce qu’il y avait vraiment du “jeu”. La pub est intéressante parce qu&#8217;elle tourne autour de “la femme”, avec ses émotions, ses états d&#8217;âme&#8230; Ce n&#8217;est pas qu&#8217;une silhouette.</p>
<p><span style="font-size: small"><em></em></span></p>
<p><em> </em></p>
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