Ils n’ont pas eu froid aux oreilles. Chanter en hébreu sur une musique s’inspirant largement des standards africains (jazz éthiopien, rumba zaïroise) tout en venant de Los Angeles, c’était risqué, pas question de se planter et de réveiller les épouvantails incultes opposant, pour faire simple, l’axe américano-sioniste (pure invention) aux fondamentaux de l’Afrique Noire. Composé d’une douzaine de membres “honoraires” et de six membres “permanents”, Fool’s Gold ignore ces clichés et produit la première musique véritablement globale, sans frontière ni tabou, mais toujours avec un indéfectible besoin de danser et faire danser.
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Fool’s Gold –...
African Yiddish
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