Il a longtemps été celui qui écrivait et interprétait les chansons les plus tristes du monde, comme une sorte de voile blanc jeté à la face des années 90 depuis cet album glacé des Palace Brothers, There is no-one what will take care of you (1993) : Will Oldham n’est pas un parfait boute-en-train.
Armé pour 2010 d’un Cairo Gang qui semble être le surnom donné à sa guitare sèche, tenue par un certain Emmet Kelly, le Prince nous promène doucement à travers ses nouvelles obsessions, bien plus lumineuses que par le passé, et se révèle en une sorte d’Al Green en chemise à carreaux, imprécateur cool d’une nouvelle façon d’aimer (That’s What Our
Love is) … qui ressemble beaucoup aux anciennes. Comme si Twitter et 24 Heures chrono n’avaient jamais existé.



