
Uffie par Marcus Mam Uffie porte une robe moulante Sonia Rykiel
Ready to uff ? Voilà plusieurs années que l’on entend parler de ce petit bout de fille, mordue d’électro-hystéro-fluo-ed bango, auteur d’un maxi amphétaminé, Pop the Glock, et égérie de la néo-french touch, moins festive mais plus rock que la précédente – des Daft à Justice, pour quelques décibels de plus.
Anna “Uffie” Hartley aime ce qui crunche, ce qui crunke, ce qui sature, ce qui dépasse, ce qui vocode, et ose à peu près tout sur son premier album rempli de rap 3.0 bourré d’effets, d’audaces, d’abus (le sample hénaurme du Velvet par Mirwais), un peu comme ces East End Girls londoniennes qui donnent tout samedi soir après samedi soir. Alors, Uffie est une bad girl ? Pas vraiment, non, elle trace son chemin de post-Lolita sans faire gaffe au décor et se retrouve à l’arrivée avec l’album dont les filles du monde entier vont pouvoir rêver : que des morceaux pour faire la fête avec des garçons chics et ombrageux.
Enfin un album d’Uffie ! Ca fait tellement longtemps qu’on en entend parler. N’avez-vous pas eu peur que le buzz s’effrite ?
Je ne pense pas que ça ait pris tant de temps… Je n’ai que vingt-deux ans ! Et puis j’ai déjà publié le maxi Pop the Glock, j’ai eu un bébé… En plus je crois qu’il fallait ce temps pour préparer l’album, on ne peut pas se planter avec une attente aussi forte. C’était un vrai challenge de réussir tous ces titres, puis de les réunir. Le temps n’est pas primordial pour moi, et j’en ai encore beaucoup (rires).
L ’essentiel est de se trouver.
Comment vous sentez-vous maintenant que c’est sorti ?
Vraiment soulagée et vraiment effrayée (rires). C’est quatre ans de travail, et j’ai peur que ça ne se passe pas bien. Mais je suis aussi très excitée !
Si j’ai bien compris, il va falloir faire toute l’interview en anglais. Pourtant ça fait longtemps que vous vivez à Paris, non ?
Ça va faire six ans. Mais je ne parle français que dans mes rêves. Quand je dors, j’entends des mots intraduisibles qui ressemblent à du français (rires).
Des rêves érotiques ?
Non, mes rêves érotiques se passent de mots. Ce sont des films muets…
Paris est pour vous une ville d’amour ou de travail ?
J’ai eu la chance d’y trouver les deux. Ce n’est d’ailleurs pas contradictoire. Il faut une même énergie pour aimer quelqu’un ou réaliser un projet.
Le casting de l’album est incroyable, outre les français Feadz, Oizo, SebastiAn ou Mirwais, il y a Pharrell Williams… Vous attirez les mecs du monde entier !
C’est mon “uff appeal” (rires). Moi je vis ça au jour le jour, rencontre après rencontre, ce que mon manager me reproche souvent ! Et puis j’ai un son différent, un univers, c’est sans doute ça qui vous attire…
La suite de l’interview dans le numéro d’été du magazine Blast, en kiosque.




