
Il existe cinq Supperclub dans le monde. Celui de San Francisco est sans doute le plus délirant, avec drag queens, contorsionnistes et autre concours de danse. Nous l’avons testé : show devant.
Blotti à dix minutes à pied du musée d’art moderne de San Francisco, le Supperclub ne paye pas de mine, vu de l’extérieur. On en raterait presque l’entrée. Mais ce serait dommage. Club très privé, il faut montrer patte blanche et arriver de préférence avant 19h30, car après plus personne ne rentre. Faute de place. Et pour cause : à l’intérieur, pas de chaises, ni de tables, mais des lits. Ici, on dîne allongé, dans la tenue de son choix, en regardant des animations “live” menées par miss V – v comme “virgin” -, une surprenante drag queen en mini short de skaï noir et perchée sur d’interminables talons aiguilles.
Au menu : cuisine relevée et attractions épicées. En effet, en marge des petits plats concoctés en coulisses et servis par d’étranges créatures pailletées de la tête aux pieds, des contorsionnistes redoublent d’imagination pour prouver que tout est possible avec son corps. Des filles n’hésitent pas à quitter leur lit d’appoint pour improviser un concours de danse. Le DJ monte le son après 21 heures et, une fois les assiettes terminées, hommes d’affaires sans cravate, surfers bronzés, jolies filles et militants gays quittent le lit géant pour envahir la piste.
À l’image de San Francisco, où les frontières sont minces d’un quartier à l’autre, toutes les communautés se côtoient, s’amusent, refont le monde, font la mode et personne ne repart seul du Supperclub. Un concept qui a ses adeptes aussi à Amsterdam, Londres, Istanbul et Singapour. Le prochain Supperclub ouvrira ses portes à Los Angeles d’ici à la fin de l’année. Et à Paris ? Miss V en rêverait. Mais ce n’est pas encore au programme.






