Kampai everybody : une nouvelle génération de chefs prend le pouvoir. Le cuisinier basque ébouriffé du Chateaubriand à Paris est officiellement le mieux placé – devant Gagnaire, Ducasse et Robuchon – pour faire rayonner la Cuisine Française dans le monde… Blast est allé vérifier si Inaki Aizpitarte, futur Chevalier des Arts et des Lettres, avait pris la citrouille depuis sa “victoire” au classement des plus grands chefs du monde le mois dernier à Londres.
Classé à la onzième position, le 26 avril dernier, au World’s 50 Best Restaurants Awards 2010, le chef Inaki Aizpitarte a fait une sacrée percée sur le devant de la scène internationale… Tout comme ses jeunes copains : le Danois René Redzepi, dont le restaurant “Noma” a été élu le N°1 de la planète, le trans-avangardiste italien Massimo Bottura, de “La Francescana”, à Modène. Mais surtout Dave Chang, 32 ans et déjà cinq restaurants de cuisine mid-western/coréenne à NY, nommé la semaine dernière par Time Magazine, aux côtés de Barack Obama, Steve Jobs, Kathryn Bigelow et autres Marc Jacobs, parmi les cent hommes les plus influents de la planète. Alors quoi ? C’est la fin d’une époque. L’adieu aux armes des bienséances gastro. Bienvenue dans le 3e millénaire.
C’est quoi pour vous le World’s 50 Best Restaurants Awards ?
Un classement comme un autre, il y a à boire et à manger. Différent mais aussi subjectif que les autres guides répertoriant encore par étoiles, fourchettes, notes et bibs. Il y a dix ans, il aurait été inimaginable de voir un bistrot comme le nôtre côtoyer des grandes tables instituées. Après, positionner le Chateaubriand devant Gagnaire, Robuchon ou Passard, ça veut rien dire, c’est discutable mais bon… j’assume.
Dans le détail, ça change quoi pour vous ?
Rien, sauf que maintenant ça se bouscule encore plus au portillon. Des gens appellent pour réserver avec trois mois d’avance. Des Parisiens, des provinciaux, des étrangers. On fait des deuxièmes services super bondés, c’est tendu. Mais il faut s’adapter, prévoir, s’organiser. On ne va rien modifier, surtout pas ajouter des nappes ou gonfler les prix. Et encore moins changer de style ou de produits. Les gens sont contents pour nous, arrivent déjà acquis, déjà conquis. Quant aux polémiques, on s’en fout.
Justement, on rétorque que le Chateaubriand élu 11e best restaurant au monde, c’est grotesque, surréel…
Ces réactions outrées m’amusent. Comme Raquel et Pinuche, mes potes du Baratin, je trouve franchement hyper drôle de voir tous ces critiques gastro très old school, gavés au foie gras et caviar par les trous de nez, qui ne comprennent rien à ce qui leur tombe dessus. Mort de rire…







