Le festival de design DMY, qui a eu lieu du 9 au 13 juin dernier à Berlin, ne sera pas passé inaperçu. Installation surprise à Tempelhof, l’ancien aéroport commercial in situ, recrudescence du nombre d’exposants, jury de stars et qualité en hausse… Pour la review, c’est par là !
Prendre ses quartiers dans ce lieu historique, symbole du pont aérien de Berlin en 1948-1949, n’a rien d’anodin. La proposition ne peut être dénuée d’engagement. DMY, qui se focalisait surtout sur l’aspect expérimental du design, s’est bel et bien affranchi de son étiquette underground pour s’imposer sur la scène du meuble. Quatre cent designers présents, et de spectaculaires expositions internationales : Vienne design week, Séoul, focus sur la Suisse, dix-sept écoles venant du monde entier… Parmi les membres du jury priés de sélectionner les projets et de décerner les awards : les designers Jerszy Seymour, Hella Jongerius ou encore Jurgen Bey.
C’est donc le duo autro-croate For use / numen qui a remporté le premier award pour son installation confinant au cocon urbain, un espace de socialisation constitué de seulement – mais quand même – 45km de ruban adhésif ! Le second award revient à Daphna Isaacs & Laurens Manders (Epfl + Ecal lab) pour leur série d’objets combinant les nouvelles technologies et la matière. De cette exploration autour de la réalité augmentée sont nés de vrais objets éditables et c’est cette combinaison de recherche et de pragmatisme qu’a récompensé le jury.
Dans cet esprit, on retient également les petits Cloud Stool du Studio Joon&Jung, inspirés de la vie des nuages qui comme les hommes oscillent en permanence entre individualité et collectivité. Jolie métaphore mais surtout bel objet en bois et laine que l’on réquisitionnerait bien illico pour notre salon…








