Culture // Art

The Fresh Prince

Le Yacht Club de Monaco


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Le Yacht club de Monaco accueille le 19 mai la première étape d’un concept d’exposition de graffiti éphémère : The Style Masters grand tour.

Dès son intitulé, l’exposition Graffiti au Yacht Club se revendique du clash culturel.
C’est à bord de Mercedes Maybach affrétées spécialement pour l’occasion que les festivaliers feront le déplacement de Cannes à Monaco, le 19 mai, pour admirer les tableaux de Toxic et Doze Green. Une exposition éphémère des pionniers et stars du graffiti dans la principauté ??!!!
L’idée à double, voire triple tranchant, fait grincer les dents, laisse sceptique ou au contraire intrigue. Mais à l’ère où les élections présidentielles se gagnent (en partie) en s’affichant aux côtés de Beyonce, où les hauts personnages de l’Etat côtoient les footballeurs et les immenses stars de la téléréalité sous la bannière des “people”… après tout, rien ne nous étonne. D’autant que, n’en déplaise à certains, le street art, Basquiat en tête, a séduit les élites en mal de sensations nouvelles dès les années 80.
Mais tout de même… Pourquoi le Graffiti au Yacht club ? Une première explication à l’existence de ce “cas” (social ? médical ?) serait à chercher du côté de la personnalité du commissaire d’exposition et instigateur de l’événement,

Jean-Thierry Besins : “L’idée était d’associer deux mondes que je connais bien grâce à mes expériences et mon background social, celui de la rue et celui de Monaco”. Bien… “Ah oui ? À l’abri sur votre rocher, entouré de toute une jeunesse dorée, vous avez donc rêvé fréquemment de bitume, de cités, de courses-poursuites avec la police ?”, poursuivrait le psychanalyste. “Je respecte énormément le graffiti, le street art”, répondrait le patient sans se démonter. “Dans un monde où l’art contemporain est trop souvent victime de spéculation, le graffiti art reste authentique. Ces artistes avaient besoin de s’exprimer à tout prix sur des murs, des trains… que l’on ne vendait pas. J’admire cela chez les pionniers du graff.” Pour les derniers sceptiques drapés dans leur dignité, rappelons simplement qu’il y a belle lurette que la street credibility a fait tache d’huile dans le mainstream (spéciale dédicace à MTV et à Colette…). C’est ce qu’on appelle les cycles de la vie, de la mode ou ceux du marché ? On ne sait plus… Prochaines étapes du Grand Tour du graffiti : Abu Dhabi (Grand Prix, 31 octobre) puis Cartagena, Colombie (décembre).


 

 

 

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