Culture // Cinema

Mathieu Amalric

La tournée du Patron


“La lumière du théâtre, les paillettes, les costumes, les figures maquillées, les sourires, ce n’est pas un spectacle pour moi, tout ça… Je ne vois que le métier, la sueur, la peau qui est jaune au grand jour, le découragement… Je ne sais pas bien me faire comprendre, mais mon imagination travaille là-dessus… C’est comme si j’étais seule à connaître l’envers de ce que les autres regardent à l’endroit …”

Cette citation est extraite de L’Envers du music-hall, de Colette, écrivain qui se risqua pendant 6 ans à parcourir les salles en s’effeuillant dans différentes revues (Pan à Marigny, Rêve d’Egypte au Moulin-Rouge, La Chair au Bataclan) … Cette expérience, largement relatée dans l’oeuvre de Colette, est au fondement de l’idée de Mathieu Amalric, cinéaste encore marginal (Le Stade de Wimbledon) mais acteur dans l’oeil du cyclone (présent aussi bien chez les Larrieu et Depleschin que dans Münich ou James Bond) a voulu rendre hommage à ces femmes “pour de vrai” qui assument tout. Interview pieds nus dans le salon des Films du Poisson, près de République, où “Joachim Zand” s’occupe de tout, y compris de servir le café. Un peu comme dans ce film qui vient de se voir décerner le Prix de la Mise en Scène à Cannes et où Zand emmène 6 danseuses en tournée dans toute la France … moins Paris.

Vous êtes Joachim Zand dans Tournée, le nom de votre mère … Je me suis demandé s’il n’y avait pas une forme d’Oedipe adapté au music-hall ?
Absolument pas. Zéro psychologie dans ce choix. C’est la sonorité qui m’intéresse. ZAND ! Ca sonne bien. Et puis ça fait penser au sable, au temps qui file … J’ajoute que ce n’est pas moi qui devait le jouer au départ. L’idée s’est imposée très tard. On devait le faire avec Paolo Branco, et 3 semaines avant le tournage, tout le monde me disait que Joachim c’était moi alors c’est devenu une évidence. Et au final je crois que c’était le meilleur choix.

Comment est venu le choix de filmer une tournée ?
C’est une vraie tournée, nous sommes partis à travers toute la France. Je trouvais important que tout soit vrai dans le film, qu’il n’y ait pas d’intermédiaire.

Interview à découvrir dans son intégralité dans le numéro d’été du magazine Blast.

La Bande Annonce de Tournée :

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