“Comment pourraient être nos villes si nous prenions la nature comme modèle ?” Telle est la question qui a tout déclenché : une semaine après les milliers de feux d’artifices et l’inauguration en grande pompe, l’artiste Aurèle nous raconte ce qui se cache derrière son imposante sculpture “green” conçue pour le pavillon français.
Alors Aurèle, commet ton LostDogCo2 a vécu cette inauguration ? C’était grandiose ?
C’était surtout pour moi une occasion exceptionnelle de partager mon travail avec le plus grand nombre. Imaginer que des millions de gens, de chinois vont voir et photographier mon chien perdu, ça c’est grandiose. Une belle récompense de mes 5 années passées en Chine.
Comment se prépare un événement d’une telle envergure?
Je travaille sur ce projet depuis plus d’un an. Je commence à avoir une certaine habitude du travail et des délais “à la chinoise”, j’avais donc pris mes dispositions. L’incroyable moment de flippe a été quand, afin de placer le chien au centre de l’atrium du pavillon, une immense grue l’a soulevé dans les airs à plus de 50 mètres de haut afin de le passer par dessus l’édifice.
LostDogCo2 accueille les visiteurs sur la lame d’eau au centre de l’atrium du pavillon français à Shanghai. Comment t’est venue l’idée de recouvrir ce chien de végétaux et que souhaites-tu faire passer comme message ?
Mon LostDogCo2, composé d’une sélection de plantes dépolluantes, serait un poumon de verdure perdu au coeur des villes. Je n’ai pas la prétention de transformer la qualité de l’air avec cette unique sculpture. Mon idée serait d’en perdre de plus en plus, de semer l’espoir d’un avenir meilleur avec de plus en plus de gens de cultures et d’horizons professionnels différents mais tous réunis dans le but de créer ensemble des projets durables.
En deux mots, comment cette installation fonctionne-t-elle? Comment se nomment ces végétaux, qu’ont ils de particulier? Est-ce une prouesse technique?
Depuis les essais de la NASA dans les années 80 on sait que les plantes ont des vertus dépolluantes, elles peuvent entre autre éliminer les benzènes, les xylènes, le monoxyde de carbone et les solvants des colles… Ces plantes du LostDogCo2 sont des plantes vertes totalement banales que l’ont trouve partout, que chacun peut mettre chez soi. Par le processus de la transpiration, elles attrapent par les feuilles les composants organiques volatiles nocifalums, les entraînent par leurs racines dans la terre où elles les bloquent.
Ce chien sera voué à se dessécher lorsqu’il ne sera plus irrigué: cela ne sera pas très éthique de le conserver… que va devenir cette sculpture, après l’expo?
Cette œuvre est pérenne, elle est autonome, des brumisateurs et un système de micro-gouttage permettent de nourrir et d’alimenter cet écosystème. Après l’exposition universelle l’État français a choisi d’offrir le LostDogCo2 à la Chine.
En bonus, livre-nous tes 3 meilleurs spots pour boire un verre ou t’amuser le soir…
1 Le Waiwai pour boire un verre
2 L’Anar pour danser
3 Le Mao en after pour ceux qui ont encore du souffle







